La maison de Gabriel Kyungu encerclée par la police

Ce jeudi 3 mai, à Lubumbashi, la parcelle de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza a eté, une nouvelle fois, ciblée par les forces de l’ordre congolaises.

Il était à peu près midi, quand les forces de l’ordre se sont déployées tout autour de la parcelle. « Il y avait des policiers, des militaires et même des unités combattantes », explique un témoin de la scène.

Plusieurs membres de l’UNAFEC, le parti de Kyungu, étaient déjà à l’intérieur de la parcelle, tous ceux qui ont voulu s’en approcher ensuite ont été dissuadés par les hommes en armes. Il faut dire que ce jeudi, l’UNAFEC avait prévu un séminaire de formation pour les membres du parti. « Il était question qu’on commence la formation pour être témoin dans les bureaux de vote lors des élections », explique un membre de l’UNAFEC qui n’a pu se joindre à la formation. « On avait reçu des messages comme quoi le ministre de l’Intéreur de Kinshasa entendait nous empêcher de nous réunir mais on ne voulait pas y croire. Ce n’est pas un meeting politique, c’est juste une formation pour qu’on puisse garantir la bonne tenue des élections. Je ne vois pas ce qui peut déranger le pouvoir », poursuit ce membre de l’UNAFEC.

Le blocage a duré plusieurs heures. « Le gros des troupes est parti vers 15 heures mais il était toujours impossible de rentrer dans la parcelle. Comment voulez-vous que nous allions aux élections dans ces conditions ? », interroge un proche de Gabriel Kyungu, qui ajoute : « Le pouvoir n’essaie même plus de se cacher. Il montre ainsi qu’il se moque complètement des Congolais et de la communauté internationale. En fait, la seule chose qui lui fasse peur, c’est notre solidarité entre opposants. Il n’a pas vu naître le mouvement Ensemble pour le Congo de Moïse Katumbi. Il pensait qu’il allait nous faire taire à force de coups bas et il voit surgir en face de lui une vraie organisation politique. Il est pris à son propre piège. On attend de pied ferme l’organisation des élections. Le PPRD va être lessivé. Et nous veillerons à la bonne tenue de ce scrutin. Nous, on veut aller aux élections mais pas dans n’importe quelle condition », conclut ce membre de l’UNAFEC qui a promis de revenir, « ici ou ailleurs, pour une prochaine formation ».

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